Chez Marie
 









 



ARBRE A PAIN

Artocarpus altilis
Famille des Moracées


NOMS COMMUNS :
Fruit à pain, Châtaignier-pays

CONSTITUANTS PRINCIPAUX :
Des acides organiques, des vitamines B et C, des phénols, des éléments minéraux

PARTIES UTILIS
ÉES :
Le fruit, les feuilles, l'écorce

DESCRIPTION :

L'arbre à pain peut atteindre 20 mètres de hauteur. Ses grandes feuilles persistantes, alternes, vert foncé et luisantes sont très découpées. Aux aisselles des feuilles se trouvent des fleurs mâles (les totottes) et femelles, qui sont minuscules. Les fruits ronds ou ovales deviennent jaunâtres à maturité et renferment une pulpe blanchâtre et farineuse.


CULTURE ET RÉCOLTE :

Provenant des îles du Pacifique, ce bel arbre fruitier a été introduit à la Jamaïque à la fin du XVIIIe siècle. Il est actuellement naturalisé dans toute la Caraïbe où il est cultivé pour ses fruits comestibles. Toujours à proximité des habitations, il préfère les sols frais et riches en humus. Il pousse jusqu'à 700 mètres d'altitude et fleurit et fructifie tout au long de l'année, mais essentiellement de mars à novembre. L'espèce se multiplie par drageonnage, c'est-à-dire par germination des racines traçantes.


PROPRIÉTÉS :

- Vulnéraire
- Antiseptique
- Emolliente



INDICATIONS :

- Troubles hépatiques
- Hypertension
- Diarrhée
- Diabète
- Grippe
- Dermatose


UN PEU D'HISTOIRE :

Les planteurs des Indes occidentales qui pensaient obtenir, pour leurs esclaves, une nourriture moins coûteuse que le manioc, demandèrent au roi Georges III d'envoyer une expédition à Tahiti, afin de recueillir des plants d'arbre à pain. Lors du voyage de retour, le capitaine Bligh, voulant rationner l'eau de l'équipage au bénéfice des plants, déclencha la célèbre mutinerie du Bounty, qui fit échouer le projet.
Autre légende :
Dans cet archipel océanien, Dirrachedebsungel, la petite fille de Latmikaid, vivait sur l'islet de Ngibtal, déposé sur la mer à quelques encablures à l'est de la grande île de Babeldoab. Son seul bien était un arbre à pain magique dont le tronc creux touchait le fond du lagon. De temps en temps, une vague plus forte entraînait dans son flux de nombreux poissons qui venaient compléter en protéines sa diète quotidienne. Mais le peuple, jaloux, vint un jour couper l'arbre à pain magique avec des scies faites de coquilles de palourdes. La mer, qui n'avait plus de passage étroit pour venir déverser sur l'île sa précieuse cargaison, inonda l'île qui disparut à jamais. Mais on raconte encore qu'on peut voir le tronc coupé de l'arbre dans les eaux claires du lagon mais les hommes ont disparu. Mauvais, les dieux leur ont trouvé une autre destinée.


ATTENTION :

 


Cette fiche ne constitue en aucun cas un manuel d'exécution ni une référence
et ne peut remplacer l'expérience et le savoir-faire d'un professionnel.