Chez Marie
 









 



AUNÉE

Inula helenium
Famille des Astéracées


NOMS COMMUNS :
Grande Aunée, Inule, Œil de cheval, Aromate germanique, Enule-campagne, Canada, Panacée de Chiron, Aillaume, Astre de chien, Soleil vivace, Quinquina indigène

CONSTITUANTS PRINCIPAUX :
Une huile essentielle, un fructoside, des principes amers et de l'inuline

PARTIES UTILIS
ÉES :
La racine

DESCRIPTION :

L'aunée est une belle plante vivace de 1 à 1,50 mètre, dont la racine est épaisse, blanchâtre dedans, rougeâtre en dehors, en forme de navet. La tige est dressée, ferme, cotonneuse, rameuse au sommet. Les feuilles, alternes, sont très grandes à la base, plus petites au sommet. Ovales, allongées, dentées, elles embrassent la tige à leur base, vert blanchâtre, elles sont cotonneuses en dessous. Les fleurs d'un beau jaune, visibles de mai à septembre, sont terminées en larges capitules solitaires, plus arrondies, plus ouvertes dès qu'elles approchent du sommet. Le fruit, allongé, est surmonté d'une aigrette poilue


CULTURE ET RÉCOLTE :

L'aunée est commune dans toute l'Europe, préférant les bois, les prés humides, les haies, le bord des fossés, elle ne pousse pas à grande altitude. Sa culture demande une terre fraîche et humide. Elle se propage facilement par semis au printemps, ou en divisant les pieds, au printemps également. La racine se récolte au bout de 2 ou 3 ans, au printemps ou à l'automne. Elle est lavée, coupée et séchée au soleil ou dans des endroits chauds.


PROPRIÉTÉS :

- Calmante
- Expectorante
- Cholagogue
- Antifongique
- Vermifuge
- Stomachique
- diurétique

INDICATIONS :

- Toux
- Bronchite
- Asthme
- Aigreurs d'estomac
- Fatigue
- Démangeaisons
- Anémie


UN PEU D'HISTOIRE :

En dépit de son odeur désagréable, la racine d'aunée portée sur soi aidait à attirer l'amour. Une touffe suspendue dans l'étable protégeait le bétail des sorcelleries. On affirme même que les derviches tourneurs en font brûler sur du charbon ardent pour tourner encore plus vite.
Helenium viendrait de Hélène, par allusion à la légende qui veut que la plante soit née d'une larme d'Hélène, l'hellénique fille de Zeus et de Léda, dont l'enlèvement, affirme-t-on, provoqua la guerre de Troie. Mais, on le sait, rien n'est jamais simple en matière de terminologie botanique. Ainsi « aunée » viendrait de l'ancien français « eaune », emprunté au latin populaire elena, lequel est une modification (par influence du nom propre Helena) du latin Helenium, emprunté au grec helenion. « Inule », « aunée », de même que le nom anglais elecampane (contraction de Enula campana, autre nom latin qu'on a attribué à la plante dans le passé), tous ces mots renvoient au helenium latin ou au helenion grec.


ATTENTION :

A trop fortes doses, l'aunée provoque des vomissements, de la diarrhée, ainsi que des douleurs périnéales. Elle est donc particulièrement déconseillée en cas de grossesse et d'allaitement. Il est préférable de ne pas l'utiliser sans avis médical.


Cette fiche ne constitue en aucun cas un manuel d'exécution ni une référence
et ne peut remplacer l'expérience et le savoir-faire d'un professionnel.