Chez Marie
 









 



COQUELICOT

Papaver rhoeas
Famille des Papavéracées


NOMS COMMUNS :
Pavot coquelicot, Ponceau, Pavot des Moissons, Pavot sauvage, Mahon, Chaudière d'enfer

CONSTITUANTS PRINCIPAUX :
Des mucilages, du tanin, des acides, des pigments, des alcaloïdes

PARTIES UTILIS
ÉES :
Les pétales


DESCRIPTION :

Le coquelicot est une plante annuelle à racine pivotante, fibreuse, blanchâtre. La tige, de 50 à 70 cm, est cylindrique, rameuse, dressée, fragile, couverte de poils rudes. Les feuilles, alternes, sont profondément divisées en segments étroits, allongés, aigus et dentés, velus, d'une vert plus ou moins foncé, parfois jaunâtres. Les fleurs, grandes, d'un beau rouge vif, solitaires à l'extrémité des rameaux, sont visibles de mai à septembre. Le fruit est une capsule ovoïde et conique qui renferme un grand nombre de petites graines brunâtres.


CULTURE ET RÉCOLTE :

Originaire de la Méditerranée orientale, le coquelicot préfère les sols calcaires, abondant surtout dans les moissons, où il fait partie des mauvaises herbes. Il est répandu dans le monde entier. Récoltez les pétales en prenant soin d'éliminer ceux qui sont plus clairs ou très petits. Faites-les sécher à l'ombre avec grand soin. Étalez-les en couches très minces sur un papier ou un grillage fin, dans un local sec, chaud et aéré. Au séchage, la fleur prend une couleur plus foncée, lie-de-vin.


PROPRIÉTÉS :

- Béchique
- Adoucissante
- Sudorifique
- Emolliente

INDICATIONS :

- Toux
- Bronches
- Coqueluche
- Insomnie




UN PEU D'HISTOIRE :

Gentil coquelicot, mesdames! Lorsque vous descendrez dans votre jardin, n'oubliez pas de cueillir ce charmant sourire vermillon que la nature en fête adresse aux hommes... C'est le rouge étendard des étés inondés de soleil; c'est la tache de sang clair des moissons d'or... Il est le symbole de la vie, de la joie, de la plénitude, du bonheur.
Il semble être originaire de là Bulgarie ou de la Turquie, mais on en trouve déjà des fleurs dans les tombeaux égyptiens. Les Grecs en mangeaient les jeunes feuilles en salade, et cette coutume s'est maintenue jusqu'au XVIe siècle en Italie.

AUTRES ESPÈCES :

Quelques espèces voisines, tel les P. argemone et dubium, sont souvent confondues avec le P. rhoes et consommées comme tels sans danger.
USAGES CULINAIRES :

On peut manger ses jeunes feuilles, crues en salades, ou cuites de diverses manières.
ATTENTION :

Ne jamais mâcher les fruits de la plante : ils sont toxiques !


Cette fiche ne constitue en aucun cas un manuel d'exécution ni une référence
et ne peut remplacer l'expérience et le savoir-faire d'un professionnel.