Chez Marie
 









 



GENÉVRIER

Juniperus communis
Famille des Conifères


NOMS COMMUNS :
Genièvre, Pétrot, Pétron

CONSTITUANTS PRINCIPAUX :
Une huile essentielle, des tanins, des résines, des principes amers

PARTIES UTILIS
ÉES :
L'écorce, les feuilles, le fruit

DESCRIPTION :

Le genévrier est un petit arbre à racine forte très rameuse, à croissance lente. La tige, ramifiée, très souvent dès la base, forme un buisson, à l'écorce brun rougeâtre et rugueuse. Les feuilles, insérées par 3 ou 6, sont linéaires, très étroites et rigides, elles se terminent par une pointe acérée et sont d'un beau vert foncé. Les fleurs, disposées en petits chatons groupés à l'aisselle des feuilles, apparaissent en avril. Le fruit est une sphère charnue bleu noirâtre qui renferme 3 graines.


CULTURE ET RÉCOLTE :

Le genévrier est commun dans toute l'Europe, il préfère les sols calcaires. Sa multiplication se fait par semis, boutures ou marcottes au mois d'août. L'écorce ou le bois sont récoltés à l'automne, les feuilles juste avant la floraison, les fruits à leur maturité, en principe octobre-novembre. Faites-les sécher dans des endroits secs et aérés.


PROPRIÉTÉS :

- Diurétique
- Sudorifique
- Antiseptique
- Antirhumatismale
- Carminative
- Stomachique

INDICATIONS :

- Goutte
- Cystite
- Rhumatismes
- Fièvre


 


UN PEU D'HISTOIRE :

Le surnom de « Thériaque des paysans » donné à l'arbuste indique que ce conifère odorant est une sorte d'arbre à tout faire, un « remède universel » et une providence pour les humains.
La saveur des baies de genièvre a donné à la plante son nom savant, à partir du mot celtique juniperus, signifiant « âcre ».
Ces baies ont connu au Moyen-âge une vogue extraordinaire ; elles produisaient, dit-on, des guérisons miraculeuses. Au XVIe siècle, elles étaient considérées comme une panacée, un antidote universel.
Les alchimistes employaient le bois du genévrier pour chauffer leurs cornues, affirmant qu'un charbon, allumé et recouvert de cendres de genévrier « garde son feu un an entier ». Ses branches, accrochées à la porte des maisons, passaient pour éloigner les serpents par leur odeur et on en faisait brûler sur les places publique, dans les rues et les habitations pour combattre les épidémies de peste et de choléra. Hippocrate protégea ainsi Athènes d'un de ces fléaux et on fit de même dans les hôpitaux de Paris pendant l'épidémie de variole de 1870.
 

USAGE CULINAIRE :

Les baies broyées sont employées dans les marinades, la choucroute et la farce destinée aux pintades et autres gibiers à plume.
 

ATTENTION :

A éviter pendant la grossesse, en cas de néphrites ou d'insuffisance rénale.
Plante protégée dans certaines regions !


AUTRES ESPÈCES :

Le genévrier oxycèdre (Jupinerus oxycedrus) est le plus souvent appelé cade, mais aussi cèdre piquant, d'où l'on tire l'huile de cade. Le genévrier sabine (J. Sabina) a été employé comme abortif, non sans de nombreux accidents, parfois mortels.

Cette fiche ne constitue en aucun cas un manuel d'exécution ni une référence
et ne peut remplacer l'expérience et le savoir-faire d'un professionnel.