Rhamnus
catharticus
Famille
des
Rhamacées
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NOMS
COMMUNS
: Bourguépine, Epine du cerf, Epine noire CONSTITUANTS PRINCIPAUX : Des flavonoïdes, des glucosides, du mucilage, du sucre, des gommes, des substances amères PARTIES UTILISÉES : L'écorce, les fruits et les feuilles |
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DESCRIPTION
: Le nerprun est un arbrisseau, de 3 à 5 mètres de haut, à rameaux étalés, à écorce brun-noirâtre, souvent épineux à l'apex de ses ramuscules. Ses feuilles caduques, pétiolées, ovales-elliptiques, possèdent une marge finement denticulée. En mai-juin, apparaissent les petites fleurs unisexuées, vert-jaunâtre. Groupées en petits glomérules terminaux, elles possèdent des pétales très petits ou nuls. Les fleurs mâles ont 4 étamines; les femelles voient, en fin d'été, succèder à leur gynécée une drupe globuleuse, verdâtre, puis noirâtre à maturité. |
| CULTURE
ET
RÉCOLTE
: Originaire d'Europe Centrale et d'Asie, le nerprun a été importé aux Etats-Unis. Il affectionne les bois et les haies en sites calcaires, en principe assez secs. Il croît jusqu'à 1 200 mètres d'altitude. On le propage par marcottes ou par graines. Les baies se récoltent en octobre lorsqu'elles sont mûres, en septembre-octobre. |
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PROPRIÉTÉS :
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Laxative |
INDICATIONS
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UN PEU D'HISTOIRE :
Consacré par les Anciens aux Furies, le nerprun (ou « prunier noir », en raison de ses baies noires), est, selon la tradition, l'arbrisseau dont les branches ont servi à tresser la couronne d'épines du Christ. Le nerprun, comme toutes les plantes épineuses, protège de la sorcellerie. Les Allemands, par exemple, croyaient préserver le bétail des sorts en piquant des branches dans le fumier, la veille du 11, mai. A la même date, en Silésie, on clouait au-dessus des portes des étables des branches de nerprun en forme de croix. Selon une croyance originaire du département de la Vienne, un chien qui mangeait une baie de nerprun venait enragé. |
| ATTENTION
: A doses élevées, cette plante devient un dangereux poison. |